vendredi , 15 décembre 2017
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Le Club bateau dragon Jonquière a été fondé il y a trois ans.
Club bateau dragon Jonquière

Pagayer au rythme des fous rires

Il est 18h30. Le bateau dragon attend impatiemment de voguer sur les eaux calmes de la rivière aux Sables. Les rameurs enfilent leur veste de sauvetage. Pagaie à la main, ils sont enfin prêts à débuter l’entraînement.

Cette initiative est née il y a trois ans, alors que quatre amis se sont réunis pour implanter le bateau dragon dans la région. «Quelques collègues et moi, on en a fait à Trois-Rivières lors de nos études à l’université. On avait vraiment aimé ce concept», souligne l’un des fondateurs du Club bateau dragon Jonquière, Alexandre Dubois.

Le hasard a bien fait les choses puisque quelque temps après le retour d’Alexandre en sol saguenéen, le club de Trois-Rivières lui a offert un bateau et des pagaies pour former une équipe. En compagnie de Julie Maltais, Mélina Fournier et Marie-Soleil Dupuis, il a accepté l’opportunité et les quatre se sont lancés dans l’aventure. «Je me suis dit GO. On a trouvé 20 personnes et ça fait maintenant trois ans qu’on s’entraîne ici», raconte-t-il.

Alexandre Dubois est l’un des quatre fondateurs du club.

La pirogue utilisée pour ce sport d’équipe peut accueillir jusqu’à 22 personnes. Deux rameurs par banc se chargent de faire avancer l’embarcation, sur les comptes du batteur, généralement placé complètement à l’avant. Un barreur est installé à l’arrière et s’assure de diriger l’équipage. Pour être plus efficace et rapide sur l’eau, il faut une technique de rame bien particulière, explique Alexandre.

Lors de la formation du groupe, les organisateurs ont trouvé leurs camarades par le bouche à oreille. D’année en année, d’autres personnes se sont ajoutées à leur groupe Facebook, qui compte désormais 60 membres, dont une vingtaine de pagayeurs actifs et plus de 15 remplaçants. Et maintenant, une fois par semaine durant l’été, les rameurs se rassemblent pour s’adonner à cette discipline nautique qu’ils chérissent tous.

Pour l’instant, c’est la passion du sport et le plaisir d’être ensemble qui réunissent le club pour ramer. Cependant, les fondateurs aimeraient agrandir leur troupe. «Ce qui est intéressant, c’est avoir une équipe stable. Ça nous permet de nous entraîner ensemble. En gardant les mêmes personnes chaque semaine, on peut s’améliorer davantage et c’est là que c’est de plus en plus agréable», mentionne Julie Maltais.

Le bateau dragon est encore peu connu dans la région, contrairement aux grands centres. Les clubs de Sherbrooke, Drummondville, Trois-Rivières et Québec possèdent, quant à eux, plusieurs embarcations et de nombreuses périodes d’entraînement.

Le point d’eau parfait

La rivière aux Sables est un endroit idéal pour ce sport. «C’est un point d’eau parfait, fait valoir Julie Maltais. C’est long, pas très large, il y a peu de vagues et très peu de plaisanciers. C’est plutôt tranquille.»

Le Festival de bateaux dragons de Saguenay a également lieu sur cette même étendue d’eau. Comme le club n’avait pas assez de membres pour participer à cette compétition amicale cet été, ils ont profité de l’occasion pour faire du recrutement. Leur objectif est de pouvoir prendre part à la prochaine édition.

Le Club bateau dragon Jonquière serait ravi de voir de nouveaux visages l’an prochain. «On prend tous ceux qui veulent se joindre à nous, annonce Julie. Il n’y a pas d’âge, et ce n’est pas réservé aux grands sportifs. C’est pour tout le monde.»

L’entraînement

Il est 18h30. Sous une température des plus clémentes pour un soir de septembre, les sportifs, amusés, prennent place dans le bateau, de leur côté respectif. Les pales des pagaies à moitié submergées dans l’eau, tous attendent le signal de départ d’Alexandre.

Dans un plaisir contagieux, femmes, hommes et adolescents donnent leur maximum, tant dans la puissance que dans le synchronisme. L’entraînement est rythmé, on varie la cadence, on s’aventure entre les sprints et les fous rires, et on ne manque pas l’occasion de taquiner ses camarades.

L’activité en plein air offre tout un spectacle: un magnifique coucher de soleil et la vue du pont illuminé en pleine noirceur, de quoi satisfaire le groupe après une longue journée au travail ou à l’école.

«Être sur l’eau, ramer, c’est vraiment le fun, surtout quand il fait beau comme ce soir», confie Alexandre Dubois.

À propos de Gabrielle Bartkowiak

Onze déménagements, 8 villes, 6 régions et une jeune étudiante au nom exotique égarée en sol saguenéen pour les études collégiales. St-Eustachoise de naissance, Chibougamoise de cœur et Abitibienne à ses heures, Gabrielle prend plaisir à toujours être en mouvement. Elle a d’ailleurs développé très jeune la manie de s’embarquer dans n’importe quel projet sportif ou culturel. Si elle n’est pas en train de planter des arbres à la Baie-james ou en classe à apprendre les rudiments des communications, elle est certainement en train de rire un peu trop fort de tout et de rien avec ses amis. Même si on la décrit comme étant un peu bizarre, elle adore se défendre en disant qu’elle aime ce qui sort de l’ordinaire. Attachée à la langue française, amoureuse des gens, touche-à-tout et un peu trop curieuse, Gabrielle est depuis longtemps intéressée par le journalisme. Même si dans sa tête, les idées, les rêves et les projets se bousculent sans cesse, vous la reverrez très certainement, après l’université, exercer un métier qui la passionne.

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