vendredi , 15 décembre 2017
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Josée Simard a parcouru la Muraille de Chine en mai dernier afin de récolter des fonds pour la fondation Courir pour la vie.
Documentaire PAO : Courir la muraille

Courir pour mieux prévenir le suicide

En mai dernier, cinq coureurs ont parcouru 70 km dans les vestiges de la Grande muraille de Chine en cinq jours afin de récolter des fonds pour la fondation Courir pour la vie. Cette aventure, qui sera diffusée cette semaine à Jonquière, est racontée par le réalisateur de 19 ans Antoine Trudeau dans le documentaire PAO : Courir la muraille.

 Dans un court-métrage de 23 minutes, Antoine Trudeau expose la relation des participants avec la cause du suicide, les difficultés rencontrées au courant de l’épreuve, mais aussi le profond sentiment d’accomplissement personnel qui s’ensuit.

«C’est un sujet qui se porte bien à un documentaire. Les coureurs avaient une relation spéciale avec le suicide. Pour eux, je crois que la course de la muraille c’était à la fois une quête physique et une quête personnelle», souligne-t-il.

Parmi les coureurs se trouve Josée Simard. À l’âge de 12 ans, son meilleur ami de 14 ans s’est enlevé la vie. Une épreuve difficile pour la femme de la Mauricie, pour qui la course a toujours représenté une échappatoire. «Quand je reviens à la maison de ma course de 10 km, je me sens mieux», mentionne-t-elle.

En 2009, elle fait la connaissance de Louis Vézina, instigateur de la fondation Courir pour la vie, lors d’un marathon à Nashville. Une rencontre marquante pour Josée, qui récoltera par la suite de l’argent pour différentes fondations, dont Courir pour la vie. Après avoir raté la première édition, Josée a finalement décidé de se lancer dans l’aventure en 2017 pour la deuxième édition. «J’ai tellement aimé ça courir la muraille! J’ai eu l’énergie du bonheur toute la course!».

Prévenir par l’entremise de la course

Après avoir côtoyé le suicide de près, Louis Vézina a créé la fondation Courir pour la vie en 2009 avec pour objectif d’amasser 1 000 $ pour la prévention du suicide. Huit ans plus tard, Louis était loin de se douter que la fondation amasserait 625 000 $, tout en mobilisant près de 1 500 coureurs à travers le Québec. «Quand j’ai commencé la fondation, les gens ne parlaient pas du suicide. Maintenant, même si ça reste tabou, les gens en parlent plus», remarque-t-il.

Quelques années plus tard, Louis a ressenti le besoin d’organiser une course «grandiose» pour la fondation. C’est alors que le projet de courir la Grande muraille lui est venu à l’esprit. «Au départ, j’avais lancé cette idée comme une blague», se souvient-il.

Depuis la première du documentaire, Louis sent un véritable engouement chez les spectateurs. «Les gens viennent nous parler après la projection de leur relation avec le suicide. C’est vraiment très agréable.»

À propos de François Gionet

Cadet de la cohorte 2015-2018 en journalisme, François a grandi dans la magnifique banlieue ferroviaire de Charny sur la Rive-Sud de Québec. Véritable boute-en-train dès son plus jeune âge, François s’est attiré la foudre de plusieurs enseignants par son incapacité à se taire au bon moment, au bon endroit. François semblait donc déjà destiné à une carrière en communication. C’est lors de ses études secondaires au Juvénat-Notre-Dame que François s’intéresse au milieu des arts. Musique, théâtre, cinéma et littérature : ce jeune homme expérimente tous les domaines, tout en développant un intérêt pour l’écriture, intérêt qui le mènera d’ailleurs à écrire pour le journal étudiant de l’école durant deux ans. À l’extérieur des murs scolaires, François joue à la position de défenseur pour l’équipe de hockey de son quartier, avant d’accrocher ses patins – pour de bon – en 2015. Même s’il n’est pas certain de son avenir dans le milieu journalistique, François a la profonde conviction qu’il travaillera dans un domaine où il pourra « changer les choses pour le mieux », principe qui semble plus que nécessaire, aujourd’hui, en 2017.

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