vendredi , 15 décembre 2017
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Moule Robert ou l’éducation comique

Quand la bonté est mise à rude épreuve

Le double tranchant de la liberté d’expression ainsi que la confrontation de deux systèmes de pensée sont dévoilés sous une forme comique dans la nouvelle pièce du dramaturge Martin Bellemare, Moule Robert ou l’éducation comique, présenté jusqu’au 21 octobre à la salle Pierrette-Gaudreault

La nouvelle création du directeur de La Rubrique avec le metteur en scène montréalais originaire d’Arvida, Christian Fortin, oppose deux courants de pensée, le communautarisme et l’individualisme, dans un contexte très délicat. Robert Moule, un éducateur au primaire, passif et humaniste, mène une vie simple et calme jusqu’au jour où fi llette mal élevée de 10 ans l’accuse à tort de l’avoir agressé sexuellement, après qu’il ait seulement tenté de se faire écouter en lui serrant le bras. Soutenue par son père, Robert Goule, un riche entrepreneur, la jeune manipulatrice traîne son enseignant en justice.

Selon le metteur en scène «ce genre de cas là, où quelqu’un profite de sa liberté d’expression pour salir quelqu’un, ce n’est pas rare en 2017». Le personnage principal amène ainsi l’auditoire à voyager dans ses pensées, où il cherche une solution honnête à son problème. «Il dialogue avec des figures mythiques de l’histoire dans son esprit et ça lui fait comprendre qu’il ne peut pas s’en sortir en étant honnête face à un homme de pouvoir qui sait que sa fille ment, mais qui l’écoute», raconte le metteur en scène. «On dénonce à la fois les failles de la liberté d’expression, le phénomène des enfants rois et le mode de pensée “chacun pour soi” qui entraîne les inégalités », ajoute-t-il.

Plusieurs questions fondamentales sont posées dans la pièce notamment «quand on est libre, est-ce qu’on piétine les autres ou on se fait piétiner ? Ou encore qu’est-ce qui est bon et qu’est-ce qui est mal?», se questionne le metteur en scène. Bellemare et Fortin n’en sont pas à leur première association. Les amis de longue date ont déjà collaboré pour la pièce La liberté, «qui a connu un certain succès au Saguenay», d’après Christian Fortin. La production qui compte sept comédiens de la région, est présentée les mercredis et les jeudis à 19 h 30 de même que les vendredis et les samedis à 20 heures jusqu’au 21 octobre.

À propos de William Larouche

Originaire de Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, William Larouche rêve depuis ses 8 ans de déménager en ville. Montréal, Toronto ou New York, tant qu’il y a un métro et des magasins, il sait qu’il s’épanouira. Son accent régional très prononcé est toutefois inévitable. Ses passe-temps préférés ? Fêter et s’entraîner. Des activités bien différentes, mais qui l’aident à libérer son énergie. William demeure tout de même très sérieux à l’école ainsi que pendant ses heures de travail, sans changer pour autant. Fidèle à lui-même, il ne sort jamais de chez lui sans parfum. Un homme d’ambition, il espère avoir une brillante carrière dans le milieu des communications. Il est très attiré par les domaines de l’économie, de la politique et de la mode, mais ne veut pas se restreindre uniquement à ceux-ci.

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