vendredi , 15 décembre 2017
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Non aux partis

Pour la première fois à Saguenay deux partis politiques s’affrontent sur la scène municipale. Doit-on y voir un avantage pour les citoyens ? Il y a de fortes raisons d’en douter, car la partisanerie n’a pas sa place en politique municipale.

Le seul apport des partis politiques à l’hôtel de ville est une augmentation des tensions entre les conseillers et le maire. Au lieu de discuter des enjeux primordiaux, les élus passent plus de temps à neutraliser les propositions de l’équipe ennemie afin de miner l’importance des idées de ce dernier au sein de la ville. Cette machination pousse tout le système à l’inaction puisque le rejet systématique des idées adverses empêche la ville d’avancer.

Être membre d’un parti sous-entend de suivre la ligne imposée par celui-ci. Il y a donc un risque qu’un élu soit davantage fidèle à son équipe qu’à ses électeurs, belle ironie pour une ville «au service du citoyen».

La ligne de parti plus ou moins sévère imposée par les chefs à leurs membres a également un impact direct sur la population. Un élu municipal devrait toujours conserver sa liberté d’expression et ainsi donner l’heure juste aux électeurs, qu’il soit en accord ou non avec les propositions de son parti.

Comme l’a répété à maintes reprises la chef de l’Équipe du renouveau démocratique, Josée Néron, l’avantage avec un parti politique c’est de pouvoir travailler avec un cabinet et avec un financement bien plus important. Un parti permet également de créer une dynamique de groupe et de développer une vision commune de l’épanouissement d’une municipalité.

Cependant, les électeurs devraient voter non pas en fonction d’un parti, mais bien pour les idées et les valeurs d’un candidat, peu importe son allégeance.

Oui, le système en place au niveau fédéral et provincial est efficace, parce que le pouvoir est mis dans les mains d’un parti politique, qu’il soit majoritaire ou minoritaire. Toutefois, en politique municipale, ce système est complètement improductif. L’électorat devrait voter pour des candidats dont les idées semblent les plus adaptées à sa façon de voir les choses.

À propos de Vincent Desbiens

Originaire de la métropole cosmopolite de 1459 habitants qu’est Larouche, Vincent Desbiens est un jeune homme passionné par le sport, l’écriture et le journalisme. Il adore être sous les feux des projecteurs d’un studio télé, devant un micro à la radio ou dans l’action à couvrir quelconque événement sportif ou culturel. Il se sent bien lorsqu’il passe du bon temps entre amis à pratiquer le dek hockey, son sport préféré. En grand amateur de statistiques et de rumeurs de transaction, il se fait un (trop selon certains) malin plaisir à discuter d’informations sportives loufoques. Vincent s’est découvert une passion pour la communication au cours de son parcours au secondaire en Arts et métiers de la scène, en répétant les grimaces et les cabrioles absurdes devant les spectateurs massés dans l’auditorium de la polyvalente Jonquière. Seul l’avenir dira comment Vincent départagera ses passions pour en faire un métier, tout ce qu’il sait, c’est qu’il veut écrire pour informer ou pour faire rire.

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