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Fondée par Amirah Derbala il y a un mois, La Fine Rebelle est la seule compagnie dirigée par une femme dans la création artisanale de sauces au Québec.

Une femme d’affaires met du piquant à Saguenay

Une nouvelle entreprise saguenéenne vient de faire son arrivée sur le marché des sauces piquantes. Fondée par Amirah Derbala il y a un mois, La Fine Rebelle est la seule compagnie dirigée par une femme dans la création artisanale de sauces au Québec.

Intéressée par le mariage entre la viande et la sauce piquante, Amirah a développé sa sauce piquante l’an dernier, alors qu’elle travaillait dans une boucherie. Après avoir perdu son emploi, Amirah n’avait plus d’endroit pour produire de la viande jerky, ce qui l’a incitée à s’intéresser aux sauces piquantes. «Au départ, l’idée d’une compagnie de sauce piquante n’était pas prévue du tout », remarque-t-elle.

C’est finalement une rencontre avec le jeune entrepreneur Pierre-Simon Murdock et le propriétaire des Sauces DAMN, Jean-Sébastien Gauthier, qui a permis à Amirah de se faire un nom dans les commerces du Saguenay.

Un mois seulement après la création de l’entreprise, les produits se vendent dans 24 établissements alimentaires, au Saguenay-Lac-Saint-Jean comme sur la Côte-Nord. «Le produit a un beau style, oui, mais les ingrédients sont 100 % régionaux et c’est très attirant pour les commerces d’ici», constate Amirah, qui a d’ailleurs fait appel à un graphiste de la région afin de concevoir l’esthétique de la bouteille.

 Un marché d’hommes

Travailler dans le domaine des sauces piquantes – composé en majorité d’hommes – représente tout un défi pour Amirah, souvent confrontée au comportement macho de certains. «C’est très dur d’entrer dans le monde des hommes. Je travaille en boucherie depuis l’âge de 15 ans et j’ai mangé ma claque. Il y en a qui sont très exigeants, mais il faut vraiment persévérer pour se faire un nom.»

D’ici un an, Amirah espère accroître les points de vente de La Fine Rebelle à travers le Québec, mais souhaite avant tout implanter ses produits partout au Saguenay-Lac-Saint-Jean. «Je le sais que ça va devenir gros dans le futur. Pour l’instant, j’essaie juste de me démarquer.»

À propos de François Gionet

François Gionet
Cadet de la cohorte 2015-2018 en journalisme, François a grandi dans la magnifique banlieue ferroviaire de Charny sur la Rive-Sud de Québec. Véritable boute-en-train dès son plus jeune âge, François s’est attiré la foudre de plusieurs enseignants par son incapacité à se taire au bon moment, au bon endroit. François semblait donc déjà destiné à une carrière en communication. C’est lors de ses études secondaires au Juvénat-Notre-Dame que François s’intéresse au milieu des arts. Musique, théâtre, cinéma et littérature : ce jeune homme expérimente tous les domaines, tout en développant un intérêt pour l’écriture, intérêt qui le mènera d’ailleurs à écrire pour le journal étudiant de l’école durant deux ans. À l’extérieur des murs scolaires, François joue à la position de défenseur pour l’équipe de hockey de son quartier, avant d’accrocher ses patins – pour de bon – en 2015. Même s’il n’est pas certain de son avenir dans le milieu journalistique, François a la profonde conviction qu’il travaillera dans un domaine où il pourra « changer les choses pour le mieux », principe qui semble plus que nécessaire, aujourd’hui, en 2017.

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