vendredi , 15 décembre 2017
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La FckDup est une nouvelle boisson alcoolisée à 11,9% qui est déjà très populaire auprès des jeunes consommateurs. Photo: Annie Tiville
Boisson alcoolisée

La Fckdup inquiète autant que la Four Loko

Éducalcool se bat depuis des années pour faire comprendre aux jeunes que la modération a bien meilleur goût. Selon son président, Hubert Sassy, l’arrivée de la boisson Fckdup à 11,9 % d’alcool «prouve que notre gouvernement est très irresponsable et démontre qu’il existe une grande faille dans nos lois et que ce type de boisson ne devrait pas être sur les tablettes».

La Fckdup est une boisson alcoolisée exactement comme la Four Loko; un goût de jus sucré, des couleurs attirantes pour les jeunes, des slogans accrocheurs et le pourcentage d’alcool à 11,9 %. Autrement dit, une telle boisson équivaut à trois consommations normales (ex.: bière).

Hubert Sassy est complè- tement outré par cette nouvelle invention québécoise. Selon lui,cette boisson, qui est clairement dirigée vers les jeunes en raison de son faible prix, devrait être totalement illégale. L’implanta- tion de ce rafraîchissement dans les Couche-Tard de la région, qui ressemble étroitement à la Four Loko, «n’aide aucunement [nos] campagnes à se faire valoir», déplore M. Sassy.

De son côté, la compagnie Geloso, qui est à l’origine de ces produits, affirme que la création de Fckdup répond à la demande du marché qui est à la hausse dans ce domaine.

Photo: Annie Tiville

La chef de produit chez Geloso, Jennifer Mantha, défend son produit en affirmant qu’il n’est pas le seul à haut pour- centage d’alcool en épicerie. «Il y a d’autres produits à haut pourcentage d’alcool en dépan- neurs, comme les poppers (7 %) ou encore quelques bières qui sont à 11,5 %, donc c’est une norme légale», affirme-t-elle.

Mme Mantha encourage toutefois la consommation avec modération et affirme ne pas viser davantage les jeunes avec les publicités, affirmation que considère Hubert Sassy comme complètement fausse et impos- sible. Selon lui, le faible prix (trois canettes pour 9,99 $) et les couleurs utilisées, sans oublier l’association avec les filles de Barmaids (émission populaire à Musique Plus) «démontrent clairement que la clientèle visée par la FckDup, ce n’est sûrment pas l’âge d’or !»

À propos de Marie-Michèle Coutu

Kingsey Falloise d’origine, mais maintenant Drummondvilloise et Victoriavilloise à ses heures, Marie-Michèle Coutu a quitté son petit nid familial pour venir s’installer à Jonquière il y a maintenant deux ans avec un seul but en tête : travailler à RDS. Curieuse, passionnée, fonceuse et avec un certain (très fort) caractère, cette jeune femme de 20 ans à un intérêt pour le monde des médias depuis qu’elle a vu œuvrer Chantal Macchabée à RDS. Fan des Canadiens depuis sa tendre enfance, petite joueuse de soccer (elle mesure juste 5 pieds 3) et amatrice incontestable de la sauce à spaghetti de sa mère, Marie-Michèle n’a pas surpris son entourage lorsqu’elle leur a annoncé qu’elle quittait la maison pour étudier en journalisme de l’autre côté du Parc des Laurentides. Globetrotteuse lorsque les finances lui permettent et joueuse de bowling extraordinaire, Marie-Michèle n’est pas seulement passionnée du sport, mais aussi tout ce qui touche l’actualité internationale ainsi que canadienne. Son plus grand rêve serait de couvrir les Raptors de Toronto (NBA), mais pour une chaîne sportive francophone.

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