samedi , 18 novembre 2017
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Les Québécois sont «ouverts», vraiment ?

J’ai tapé «les valeurs des Québécois» sur Google. Le qualificatif «accueillant» m’est rapidement sorti. Laissez-moi rire.

On parle depuis longtemps d’une loi pour interdire le port du voile en public. Oui, le débat de la loi 62 est là. Les opinions en matière de laïcité et de sécurité divergent et portent matière à réflexion. Mais certains d’entre nous réflexionnent un peu trop (ou pas assez). Et disons-le ainsi, plusieurs sont gravement infectés de préjugés.

«La burqa et le niqab sont un véritable danger pour tous. On peut facilement cacher un couteau ou une arme là-dedans.»

Monsieur, t’es conscient qu’en dessous du manteau de fourrure de ta tante, on peut cacher pas mal d’affaires? Dans ce sens-là, j’imagine que puisque l’hiver au Québec dure huit mois par année, on vit en constant danger.

«Dans un lieu public, on se doit d’être capable de reconnaître les gens».

Merci pour votre opinion madame, vous avez sûrement raison. Le nez d’une personne en dit long sur ses intentions. Mais vous savez que votre fils, avec le capuchon de sa veste trop grande et ses lunettes Rayban, peut être tout aussi difficile à identifier?

Certains trouveront sensé de me dire que «les islamistes sont dangereux». Je leur dirai que leur ado prépubère et leur matante vêtue de peau de vison peuvent l’être tout autant.

Dernier rappel à ceux qui clament que les musulmans ne sont pas chez eux: le Québec n’est pas une propriété privée.

 

À propos de Gabrielle Bartkowiak

Onze déménagements, 8 villes, 6 régions et une jeune étudiante au nom exotique égarée en sol saguenéen pour les études collégiales. St-Eustachoise de naissance, Chibougamoise de cœur et Abitibienne à ses heures, Gabrielle prend plaisir à toujours être en mouvement. Elle a d’ailleurs développé très jeune la manie de s’embarquer dans n’importe quel projet sportif ou culturel. Si elle n’est pas en train de planter des arbres à la Baie-james ou en classe à apprendre les rudiments des communications, elle est certainement en train de rire un peu trop fort de tout et de rien avec ses amis. Même si on la décrit comme étant un peu bizarre, elle adore se défendre en disant qu’elle aime ce qui sort de l’ordinaire. Attachée à la langue française, amoureuse des gens, touche-à-tout et un peu trop curieuse, Gabrielle est depuis longtemps intéressée par le journalisme. Même si dans sa tête, les idées, les rêves et les projets se bousculent sans cesse, vous la reverrez très certainement, après l’université, exercer un métier qui la passionne.

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