samedi , 18 novembre 2017
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Une décision incompréhensible

Jamais, au grand jamais, on annulerait une partie de football professionnel ou de n’importe quel autre sport pour une mauvaise décision rendue par les arbitres. C’est pourtant ce qui s’est produit il y a quelques semaines alors que le Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) a invalidé la seule victoire de la saison des Jeannois face aux Voltigeurs de Drummondville.

Les Voltigeurs avaient posé un protêt sur le match du 2 septembre en raison d’un revirement qui, selon eux, n’aurait jamais dû avoir lieu. Le joueur offensif des Voltigeurs avait levé le ballon lors d’une séquence sans le mettre entre ses jambes. Les officiels auraient dû déjà déclarer une pénalité à l’endroit des Voltigeurs pour mise au jeu illégale, mais comme cette dernière n’a pas été appelée, la balle a été recouverte par un des Jeannois, qui l’a retiré des mains du joueur des Voltigeurs.

En fin de compte, l’arbitre en chef a annoncé qu’il y avait bel et bien revirement sur le jeu et pourtant, le RSEQ a donné raison aux Voltigeurs quelques semaines plus tard.

Dans le pire des scénarios sur la joute, ce jeu aurait pu avoir un impact majeur, mais cela n’a pas été le cas. Les Jeannois ont dominé la rencontre 24-15 avec 400 verges offensives produites au total contre 140 pour les Voltigeurs. Alors, prétendre comme si ce match n’avait jamais existé est aberrant.

C’est comme si au hockey, on supprimait un match qui s’est terminé par la marque de 4-1 en faveur d’une équipe pour la seule et unique raison qu’un des buts marqués par l’équipe n’était pas bon en raison d’une obstruction envers le gardien. On ne devrait pas annuler la partie, mais au moins rectifier la marque finale à 3-1. Et on ne parle pas d’un touché pour la partie des Jeannois, mais d’une pénalité. D’une simple pénalité! De toute manière, les décisions des officiels devraient être irréversibles. Dès qu’un match est terminé, rien ne devrait pouvoir être changé.

À propos de Émeric Montminy

Originaire de Saint-Basile-le-Grand, Émeric Montminy a été plongé dans le monde des communications à l’âge de trois ans. C’est en participant à deux jeux-questionnaires sportifs avec Paul Houde et Mitsou Gélinas qu’Émeric devint à l’aise avec les caméras et les micros. Au secondaire, il commence à parfaire son français écrit et ses aptitudes de relations interpersonnelles. Diplômé de l’École d’éducation internationale de McMasterville (EEI), Émeric quitte son domicile pour Jonquière afin d’apprendre à devenir un journaliste complet. Émeric a vécu de nombreuses aventures depuis son arrivée au Cégep de Jonquière. L’un de ses moments favoris reste certainement la fois où il a eu le privilège, grâce à TC Média, de couvrir les Jeux du Québec à Alma et d’être publié, pour la première fois, dans un véritable journal. Le meilleur reste à venir pour Émeric, qui reste persuadé qu’il n’aura jamais l’impression de travailler s’il perce dans le domaine du journalisme, car il n’aura qu’à se lever le matin, à faire ce qu’il aime et à rejoindre des collègues avec qui il partage une passion.

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