vendredi , 15 décembre 2017
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Une élection après l’autre

Avec le départ du député libéral de la circonscription de Chicoutimi-Le Fjord, Denis Lemieux, la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean en sera à sa troisième élection partielle en moins de deux ans. Après l’élection partielle dans Lac-Saint-Jean le 23 octobre dernier et celle de Chicoutimi en avril 2016, les électeurs de la région seront appelés aux urnes – encore une fois – contre leur gré. Une situation qui se répète et qui n’aurait pas lieu d’être.

 Depuis l’élection de 2014, pas moins de 15 élections partielles ont été déclenchées au Québec : du jamais vu depuis le mandat de René Lévesque de 1981 à 1985. Comment expliquer, donc, qu’autant de députés quittent depuis plusieurs années leurs fonctions en plein mandat, au fédéral comme au provincial ?

Denis Lemieux a évoqué des raisons d’ordre familial pour expliquer sa démission. Tout indique que les proches de M. Lemieux supportaient mal les aléas de la vie politique. M. Lemieux n’était-il pas au courant en 2015 que la politique allait affecter du jour au lendemain sa vie familiale ? Poser la question, c’est y répondre. L’ex-député a conclu sa lettre de démission en affirmant qu’il n’accorderait aucune entrevue – ce qui n’est pas surprenant – lui qui n’a jamais été enchanté de parler aux médias de la région. Il faut croire que M. Lemieux avait vraiment mal compris ses tâches de député avant de se lancer dans l’aventure.

Les gens qui aspirent à se faire élire par la population devraient être conscients dès le départ de leur engagement. Sans compter tous les sacrifices familiaux et personnels d’une implication politique, un député mène évidemment un train de vie effréné et doit suivre un agenda bien fixe. Vrai aussi qu’il est souvent ardu pour un élu de défendre les intérêts de ses citoyens à la Chambre des communes ou à l’Assemblée nationale, considérant le délai interminable que peut prendre un projet de loi avant d’être adopté.

Or, s’il y a bien quelque chose qui ne devrait pas changer chez les députés provinciaux et fédéraux, c’est ce désir constant de bien représenter les électeurs de leur circonscription, et ce, pour une durée de quatre ans. Non pas pour une demi-année, un an, ni même deux ans.

D’autant plus que la tenue d’une élection partielle engendre des dépenses considérables. Au Québec, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a accordé une somme de 8 M$ à l’organisation d’élections partielles depuis 2014. Un montant complètement démesuré, s’il n’y avait pas de jeux de coulisse et des allégations de corruption qui planaient constamment sur le gouvernement actuel de M. Couillard, par exemple …

Espérons néanmoins que ces départs précipités de la politique ouvriront la porte à une vague de candidats plus jeunes, plus dynamiques et surtout plus aptes à représenter le Québec et le Canada de demain.

À propos de François Gionet

Cadet de la cohorte 2015-2018 en journalisme, François a grandi dans la magnifique banlieue ferroviaire de Charny sur la Rive-Sud de Québec. Véritable boute-en-train dès son plus jeune âge, François s’est attiré la foudre de plusieurs enseignants par son incapacité à se taire au bon moment, au bon endroit. François semblait donc déjà destiné à une carrière en communication. C’est lors de ses études secondaires au Juvénat-Notre-Dame que François s’intéresse au milieu des arts. Musique, théâtre, cinéma et littérature : ce jeune homme expérimente tous les domaines, tout en développant un intérêt pour l’écriture, intérêt qui le mènera d’ailleurs à écrire pour le journal étudiant de l’école durant deux ans. À l’extérieur des murs scolaires, François joue à la position de défenseur pour l’équipe de hockey de son quartier, avant d’accrocher ses patins – pour de bon – en 2015. Même s’il n’est pas certain de son avenir dans le milieu journalistique, François a la profonde conviction qu’il travaillera dans un domaine où il pourra « changer les choses pour le mieux », principe qui semble plus que nécessaire, aujourd’hui, en 2017.

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