vendredi , 15 décembre 2017
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Les services en audiologie coupés en région

Inacceptable selon Sylvain Gaudreault

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) refuse de payer pour certains services dispensés aux travailleurs et travailleuses de la région qui souffrent de surdité professionnelle, mais ce seulement au Saguenay – Lac-Saint-Jean. Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, dénonce ce double standard.

«C’est inadmissible que notre région n’ait pas accès aux mêmes services que ceux des autres régions. Nos travailleurs et retraités victimes de lésions professionnelles y ont droit», s’est insurgé le député péquiste en conférence de presse lundi matin. Il était accompagné de l’audiologiste Marc-Olivier Blackburn, de travailleurs et de retraités du milieu industriel.

Plusieurs retraités ont témoigné que depuis quelques années, les frais d’évaluation de leur état de santé ne sont plus défrayés par la CNESST. «Depuis le début des années 80, je fais de l’acouphène. Tous les deux ou trois ans, je dois faire réévaluer mon audition afin de réajuster mes appareils. Cette année, ils ne veulent plus payer», raconte un retraité avec amertume. Toutes ces personnes qui se voient refuser leur remboursement contestent donc la décision de la Commission au tribunal administratif du Québec.

«En septembre dernier, sur 19 contestations, 15 ont reçu un jugement en faveur des travailleurs, parce que nous avons ultimement droit à cet argent. C’est une perte de temps monumentale», rétorque un ancien travailleur de l’usine Alcan.

«La région est soutenue en grande partie par une industrie où le bruit est constant. Maintenant, les systèmes de protection sont plus performants, mais il y a quelques décennies, ce n’était pas une priorité. C’est aujourd’hui que les travailleurs vivent les répercussions sur leur santé», explique l’audiologiste Marc-Olivier Blackburn.

Le député demande à la ministre du Travail, Dominique Vien, de rectifier la disparité entre les régions et d’applique la loi telle qu’elle est faite, ce qui inclut toute assistance médicale nécessaire pour les gens qui ont des lésions professionnelles prouvées.

À propos de Andréane Vallée

Native du Lac-Saint-Jean, Andréane Vallée est une jeune femme passionnée par le monde entier. Elle a étudié à l’école secondaire Camille-Lavoie dans le programme d’éducation internationale (PEI). C’est d’ailleurs une journée découverte avec cette école qui lui a permis d’enfiler l’instant d’une journée l’habit d’un journaliste. Depuis son plan était clair, elle devait étudier à Jonquière à tout prix. Toutefois sa curiosité et la vie l’ont menée ailleurs, plus précisément à Sydney, en Australie. Après un an à l’étranger et la tête remplie de rêves, elle revient en 2015 pour étudier en Art et technologie des médias. Des intérêts variés et l’envie de tout savoir, de tout connaître, voilà qui décrit très bien Andréane. Nous verrons où la vie la mènera.

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