vendredi , 15 décembre 2017
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Coudé-Tremblay (en rouge) s’est battu à deux reprises vendredi dernier face aux pugilistes des Marquis, Steven Oligny et Danick Malouin.
Ligue nord-américaine de hockey

Les bagarreurs ont encore un rôle à jouer

L’attaquant et dur à cuire de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) Guillaume Coudé-Tremblay estime que les bagarreurs ont encore un rôle à jouer pour garnir les six arénas du circuit Martel. Il convient toutefois que la ligue gagne en vitesse et en talent, ce qui fait en sorte que les jours des «goons» au hockey professionnel sont comptés.

Celui qui évolue pour les Éperviers de Sorel-Tracy affirme que, même si la ligue souhaite redorer son image, les combats demeureront ce qui fait son identité. «Je ne crois pas que le nouveau commissaire Richard Martel, qui est en fonction depuis cette saison, veut enlever les batailles, c’est ce qui attire une clientèle spécifique à venir nous voir jouer, explique-t-il. Je crois qu’il veut simplement s’assurer qu’il n’y ait pas de débordements lorsque les esprits s’échauffent.»

Après sept saisons, le numéro 19 des Éperviers de Sorel-Tracy a accumulé 1309 minutes de pénalité en 238 rencontres dans la LNAH. Lors de la dernière partie face aux Marquis de Jonquière, il a jeté les gants à deux reprises contre deux adversaires différents.

Malgré toute cette expérience acquise sur la glace, le pugiliste ne possède que 21 points dans l’ensemble de sa carrière. «J’aurais aimé avoir le talent de pouvoir marquer des buts, mais ce n’est pas mon rôle, mentionne-t-il. Je fais partie du club des combattants de la ligue, un groupe de joueurs qui vieillit et qui s’éteindra bientôt.»

La passion de frapper et de se faire frapper

Coudé-Tremblay admet que le rôle qu’il doit accomplir est l’un des plus difficiles de la ligue, qu’il risque de se blesser à chaque match et pourtant il adore ça. Il ajoute qu’il existe un grand respect entre les différents batailleurs qui appartiennent aux équipes de la LNAH. «Il arrive même que j’aille prendre une bière après un match avec un joueur que j’ai combattu», raconte-t-il.

Le joueur de 28 ans originaire de la région pratique continuellement ses techniques afin d’offrir le meilleur spectacle pour ses prochains combats. Mis à part le hockey, le cogneur gaucher est un boxeur professionnel qui est monté sur le ring à plusieurs reprises. Il pratique ses coups et se garde en forme pour ses prochaines performances sur la glace.

De son côté, le commissaire de la LNAH, Richard Martel, n’a pas voulu commenter la situation des bagarreurs au sein de son organisation.

À propos de Émeric Montminy

Originaire de Saint-Basile-le-Grand, Émeric Montminy a été plongé dans le monde des communications à l’âge de trois ans. C’est en participant à deux jeux-questionnaires sportifs avec Paul Houde et Mitsou Gélinas qu’Émeric devint à l’aise avec les caméras et les micros. Au secondaire, il commence à parfaire son français écrit et ses aptitudes de relations interpersonnelles. Diplômé de l’École d’éducation internationale de McMasterville (EEI), Émeric quitte son domicile pour Jonquière afin d’apprendre à devenir un journaliste complet. Émeric a vécu de nombreuses aventures depuis son arrivée au Cégep de Jonquière. L’un de ses moments favoris reste certainement la fois où il a eu le privilège, grâce à TC Média, de couvrir les Jeux du Québec à Alma et d’être publié, pour la première fois, dans un véritable journal. Le meilleur reste à venir pour Émeric, qui reste persuadé qu’il n’aura jamais l’impression de travailler s’il perce dans le domaine du journalisme, car il n’aura qu’à se lever le matin, à faire ce qu’il aime et à rejoindre des collègues avec qui il partage une passion.

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