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Les finissants en presse écrite de 1987. Cathy Tremblay et Annie Maltais enseignent en ATM aujourd’hui.

Des diplômés retournent aux sources… pour enseigner

Tous les anciens atémiens n’ont pas choisi de poursuivre leur carrière dans le domaine médiatique. Alors que de nombreux diplômés œuvrent dans une foule de volets différents, d’autres se sont retrouvés dans un lieu déjà très familier. Présentement, ils sont 25 nostalgiques à s’être repointés le bout du nez au Pavillon Joseph-Angers, leur alma mater, pour y enseigner à leur tour.

C’est plus de la moitié du personnel enseignant qui travaille désormais entre les murs où il a appris les rudiments de la communication et de la production et postproduction télévisuelle comme étudiants. D’ailleurs, certains d’entre eux, en quittant, souhaitaient déjà revenir.

Jean-François Déry, un étudiant en «télé» de la cohorte 1987-1990, conservait même certaines pièces de machines des salles de montage, se disant que cela pourrait être utile pour transmettre certaines connaissances. «Quand je suis parti de Jonquière en 90, mon but était de revenir. J’étais tombé en amour avec la région et je m’étais dit qu’à ma retraite je reviendrais peut-être enseigner», précise M. Déry, qui travaille au Cégep de Jonquière depuis 17 ans.

À l’opposé, d’autres sont revenus par un heureux hasard. Annie Maltais, qui a étudié en presse écrite de 1984 à 1987, guide aujourd’hui les finissants du profil radio. «Je vis sans vraiment prévoir le futur, et l’opportunité s’est présentée. J’avais toujours dit que j’aimerais être enseignante un jour. Je suis au paradis, mon travail me plait beaucoup et j’aime le contact avec les jeunes.»

Certains enseignent avec ceux qui les ont formés, alors que d’autres travaillent avec des amis qu’ils ont connus dans la technique. «On est quatre ou cinq de ma cohorte à être revenus ici, souligne Jean-François. On ne s’en doutait pas, ça fait drôle. On aime dire en riant qu’on a mal fini, mais on adore ça.»

L’enseignant Jean-François Déry est un finissant de 1990.

Davantage compréhensifs

Ceux qui y ont gradué sont conscients du dynamisme du programme et du bon nombre d’activités sociales disponibles aux étudiants.

«Quand tu as étudié ici, tu es imprégné de la philosophie d’ATM, tu fais partie de la famille, confie Mme Maltais. Moi, j’ai appartenu au programme et j’étais vraiment impliquée dans le milieu. Je l’ai vécu à 100 %. Je comprends mieux les jeunes qui s’impliquent et qui veulent vivre leur parcours à fond. Je l’ai fait et il faut le faire.»

Selon elle, les rencontres que l’on fait à Jonquière restent gravées à jamais. «La famille ATM, c’est le sentiment d’appartenance que tu développes à un milieu, mais peut-être aussi à une future profession. Peu importe où on va, les anciens atémiens, on se reconnait», conclut-elle.

À propos de Gabrielle Bartkowiak

Onze déménagements, 8 villes, 6 régions et une jeune étudiante au nom exotique égarée en sol saguenéen pour les études collégiales. St-Eustachoise de naissance, Chibougamoise de cœur et Abitibienne à ses heures, Gabrielle prend plaisir à toujours être en mouvement. Elle a d’ailleurs développé très jeune la manie de s’embarquer dans n’importe quel projet sportif ou culturel. Si elle n’est pas en train de planter des arbres à la Baie-james ou en classe à apprendre les rudiments des communications, elle est certainement en train de rire un peu trop fort de tout et de rien avec ses amis. Même si on la décrit comme étant un peu bizarre, elle adore se défendre en disant qu’elle aime ce qui sort de l’ordinaire. Attachée à la langue française, amoureuse des gens, touche-à-tout et un peu trop curieuse, Gabrielle est depuis longtemps intéressée par le journalisme. Même si dans sa tête, les idées, les rêves et les projets se bousculent sans cesse, vous la reverrez très certainement, après l’université, exercer un métier qui la passionne.

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