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Conférence du comité Enfaim

Les troubles alimentaires démystifiés

«Seules les femmes souffrent de troubles de comportement alimentaire. Ceux qui souffrent de trouble alimentaire ne mangent pas. On ne guérit pas d’un trouble alimentaire.» Tous ces mythes ont été déboulonnés lors d’une séance d’information tenue mardi par le comité Enfaim en partenariat avec le centre d’intervention familial Le Transit dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires.

La présidente de l’organisme Enfaim, Patsy Noël, a animé la rencontre avec l’intervenante et nutritionniste Catherine Forgues. Toutes deux travaillent au comité Enfaim, qui offre des services aux adultes atteints de trouble alimentaire. Dans le cadre de cette conférence, elles ont insisté sur l’importance d’accompagner les personnes atteintes de trouble alimentaire en respectant notamment leur rythme de cheminement. «Même si ça peut être ardu de voir un proche cheminer lentement ou même régresser dans sa guérison, il est primordial qu’il se sente épaulé et accompagné durant ce processus difficile», explique Mme Forgues.

Les deux oratrices ont aussi présenté les principales caractéristiques de troubles alimentaires bien connus tels l’anorexie et la boulimie. Elles en ont brièvement abordé certains autres moins connus du grand public comme l’orthorexie (l’obsession de manger sainement), la bigorexie (la dépendance à la musculation), l’alcoolorexie (se priver de nourriture pour boire davantage) et la mommyrexie (tenter de maigrir enceinte).

L’exercice visait à faire prendre conscience au public de la complexité des troubles alimentaires et de l’importance de consulter des spécialistes comme ceux de l’Enfaim, qui offrent notamment des suivis individuels, une aide téléphonique 24/7 et des conférences à l’occasion.

Mme Noël et Mme Forgues ont conclu la rencontre en soulignant qu’une étude a dévoilé que la gestion du poids domine la vie de 22% des femmes. Cela représente près d’une femme sur quatre.

 

À propos de Juliette Lefebvre

Si vous cherchez Juliette, ne regardez pas chez elle dans les Cantons-de-l’Est. Vous avez plus de chances de la trouver dans le rayon voyage d’une librairie, sur le chemin de son prochain roadtrip ou la tête dans les nuages en planifiant son prochain périple. Son amour inconditionnel pour le français et son intérêt pour l’actualité internationale l’ont menée à Jonquière, où elle ne cesse d’étonner son entourage avec des expressions loufoques sorties d’un autre temps. Elle ponctue ses anecdotes de ces expressions tout à fait charmantes (selon elle) ou absolument horribles (selon ses amis). Dans quelques années, nul ne sait où elle vivra, ni quel métier elle exercera. Toutefois, il est certain qu’elle aura ajouté quelques étampes à son passeport et qu’elle décriera toujours aussi férocement l’utilisation du verbe « assir ».

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