mercredi , 21 février 2018
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Les Balkans

Une jeunesse en quête d’avenir

Camille-Amélie Koziej Lévesque, une jeune étudiante de l’UQAC, a parcouru les Balkans avec son sac à dos et a été témoin de la dure réalité des jeunes de cette région. Entre problèmes financiers et crise identitaire, la jeunesse balkanique doit surmonter de nombreux défis.

Elle a livré le fruit de ses péripéties dans le cadre d’une conférence, mercredi, à la bibliothèque de Chicoutimi.

C’est à l’été 2015 que Mme Koziej Lévesque, d’origine canado-polonaise, a quitté la maison familiale, avec comme seul compagnon son sac à dos, afin de vivre l’aventure. Son objectif était de voyager à travers l’Europe, elle qui en avait toujours rêvé.

Son périple l’a d’abord menée en Albanie, où elle a eu son premier contact avec la culture balkanique. «Entre l’occupation ottomane, les dictatures et les guerres, les Balkans ont été déchirés et leur culture s’est déformée», a raconté la jeune femme.

En effet, bien que les différents conflits internes et mondiaux aient changé drastiquement le visage des Balkans pour en faire ce que l’on connait aujourd’hui, la région était autrefois divisée d’une toute autre façon. Le nouveau tracé territorial, grandement influencé par la fin de la Première Guerre mondiale, a créé de nombreux conflits entre les différents peuples de cette contrée.

Tous ces problèmes idéologiques et ces conflits ont perturbé énormément l’économie locale. Le PIB par habitant n’était que de 8000 $ en 2010, ce qui est très peu lorsque comparé aux 42 000 $ par habitant au Canada.

«Les jeunes se sentent coincés, ils n’ont pas l’impression d’avoir d’avenir dans leur pays. Leur seule ambition est de pouvoir quitter leur pays afin de réussir ailleurs en Europe», a-t-elle explique en faisant référence à de nombreuses rencontres faites là-bas.

Mais le problème, a-t-elle ajouté, est que le lek (monnaie de l’Albanie) a subi une énorme dévaluation en raison du faible pouvoir économique du pays. Si bien qu’il faut 135 leks afin d’égaliser un euro. Les jeunes n’ont donc pas les moyens de quitter leur réalité afin d’aller vivre ailleurs.

À propos de Mikaël Beauchemin

Petit garçon de campagne, Mikaël Beauchemin est originaire de Saint-François-du-Lac au Centre-du-Québec. Dès sa tendre enfance, il s’intéresse à tout et tente de comprendre le monde qui l’entoure. Cette curiosité le pousse à se renseigner sur une panoplie de domaines allant de l’astronomie à la politique, en passant par le sport et le droit. Verbomoteur de nature, communiquer est son plus grand atout et il ne manque pas une occasion d’exprimer le fond de sa pensée. C’est pour cette raison qu’il s’est inscrit en ATM après son parcours secondaire où il a découvert sa passion pour la télévision. Le jeune centriquois est animé par une détermination sans limites qui le pousse toujours plus loin. Il a d’ailleurs espoir de se retrouver un jour en zone d’instabilité politique en tant que correspondant à l’étranger.

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