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Opération «Marée montante»

Démantèlement de réseaux de braconnage d’éperlans

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a démantelé des réseaux de braconnage mercredi matin. L’opération «Marée montante» a permis les perquisitions de milliers d’éperlans arc-en-ciel au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Au final, l’opération «Marée montante» aura permis aux autorités d’épingler près de 70 individus qui devront répondre à des chefs d’accusations de vente et d’achat illégaux de poissons ainsi que de possession surpassant les quotas quotidiens. Les amendes seront, au total, de 175 000 $. Les coupables ne perdront pas leurs droits de pêche et de chasse.

Près de 100 agents de la faune ont été impliqués dans l’opération. Ils ont pu récupérer, au cours des dix perquisitions effectuées partout dans la région, des milliers de poissons, des cannes à pêche, des articles de pêche ainsi qu’une cabane servant à la pêche blanche.

Des milliers d’éperlans ont été perquisitionnés.

L’enquête a débuté en 2015 et a permis de prendre conscience de plusieurs réseaux de braconnage. «La collaboration de la population a été précieuse dans cette opération. Ce sont les informations du public qui nous ont permis d’avoir la puce à l’oreille, soutient le directeur de la protection de la faune de la région, le commandant Jasmin Larouche. Les gens doivent nous mettre au courant lorsqu’ils sont témoins de telles situations.»

«Il est tout à fait illégal de vendre ou d’acheter des poissons issus de la pêche sportive», a vigoureusement souligné, en conférence de presse, le commandant Larouche. Seulement ceux issus de la pêche commerciale peuvent être vendus et achetés.»

Situation déplorable pour la faune

L’éperlan arc-en-ciel joue un double rôle, socioéconomique et écologique, souligne la biologiste au ministère, Amélie Bérubé. «Ce poisson est d’abord important au sein de la pêche sportive. Il sert également de nourriture pour des prédateurs tels que la truite de mer. Il est essentiel au maintien d’une biodiversité saine», dit-elle.

Une baisse dans la population d’éperlans a été remarquée au cours des dernières années. «Nous avions constaté un moins grand succès dans les pêches. Cela peut également s’expliquer par l’introduction du bar rayé et du sébaste juvénile dans la rivière Saguenay», constate Mme Bérubé.

À propos de Gabrielle Paul

Gabrielle Paul est native de la communauté ilnu de Mashteuiatsh, au Lac-Saint-Jean. En grandissant, elle a toujours baigné dans les communications, multipliant les animations et les rédactions. Elle occupe maintenant un poste d’agente en communication à Pekukamiulnuatsh Takuhikan, le conseil de bande de Mashteuiatsh. Fière de ses origines, elle étudie en journalisme dans l’espoir de mieux faire connaître les réalités autochtones en offrant un regard empreint de vérité sur la situation. Elle est une grande passionnée aux champs d’intérêts multiples, passant par les mouvements idéologiques, les philosophies audacieuses de Camus et de Schopenhauer et la littérature anglaise du XIXe siècle. Elle aspire à faire des études universitaires en science politique et à devenir polyglotte.

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