jeudi , 20 septembre 2018
Accueil / Opinions / La quarantaine pour des poissons

La quarantaine pour des poissons

«C’est l’heure de la collation», exprime joyeusement l’enseignante. Tout excité, Mathis, 6 ans ouvre sa boîte à lunch. À travers ses fruits et légumes, il trouve un sac de petits poissons. Dès qu’il sort sa main, avec son paquet de «Goldfish» tous les yeux se tournent vers lui. Son enseignante, scandalisée, appelle l’équipe de décontamination.

On doit mettre la classe de maternelle en quarantaine. Tout ça parce que sa mère a osé prendre la décision de donner une collation «non-santé» à son enfant, on ne parle pas ici de chocolat ou de bonbons… mais bel et bien d’un sac de craquelins à 90 calories, quelque chose qui n’est pas de couleur verte, rouge ou n’im-porte laquelle teinte bizarre.

Sa maman Annie a voulu lui faire une petite surprise pour le récompenser de ses bonnes notes dans son récent bulletin. Depuis le début de l’année, elle se plie aux règles de l’école, qu’elle trouve stupide. Pas de sucre, pas de gras, rien qui peut exciter les élèves, pour que les enseignants aient la paix. Les enfants ont besoin de produits qui leur donneront une bonne vue, une bonne ouïe un bon sens du touché… La mère ne savait pas qu’elle serait la cause d’une quarantaine dans la classe de son garçon. Elle aurait peut-être dû lui mettre du fromage jaune en forme de poisson à la place.

À propos de Amélie Gagné

C’est avec un livre à la main ou en train de regarder le dernier épisode de la nouvelle série de l’heure que vous pourrez trouver Amélie. La Jonquiéroise désire plus tard être éditrice ou, si elle se permet de rêver plus grand devenir la prochaine Ellen DeGeneres afin de pouvoir interviewer des célébrités. C’est cette attrait pour le monde artistique qui l’a poussé à étudier en journalisme. En plus des arts, elle se passionne également pour les sports. Dès l’âge de 6 ans, elle joue au soccer mais n’est toujours pas capable de regarder une partie tellement elle trouve ça long et plate. À 8 ans elle commence le plongeon, en 2011 et 2013, elle a le privilège de représenter sa région lors des Jeux du Québec. À l’automne, elle pourra partager sa passion avec les jeunes puisqu’elle deviendra coach dans cette discipline qu’elle affectionne tant.

À voir aussi

Pas juste la faute aux festivals

Existe-t-il un problème de parité hommes-femmes dans les festivals de musique au Québec? À en …