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Depuis 2004, Benoît Lavoie travaille de pair avec l’ingé-nieur en acoustique et docteur en traitement de signal, Alex Boudreau, afi n de comprendre les phénomènes scientifi ques qui sont reliés aux instruments de musique.
Benoît Lavoie de Petit-Saguenay

Un luthier en demande ici et ailleurs

Après une année chargée qu’il l’a amené à voyager en Allemagne et aux États-Unis, le luthier de renommée internationale Benoît Lavoie souhaite maintenant se concentrer sur la fabrication de ses guitares artisanales dans son atelier de Petit-Saguenay.

«J’ai environ un an et demi de travail qui m’attend, explique Benoît Lavoie. L’année dernière, j’étais souvent parti en voyage pour des expositions. Cette année, je suis en mode tranquille à l’atelier.»

Celui qui fabrique une dizaine de guitares par année a reçu plusieurs demandes de clients qui souhaitent posséder une de ses créations, dont les prix s’étendent généralement entre 2 000 $ et 10 000 $.

Le luthier vend toujours ses guitares au prestigieux magasin de musique Rudy’s – situé en plein coeur de Manhattan – et présentera prochainement ses guitares dans une exposition en Pennsylvanie.

Depuis 2004, Benoît Lavoie travaille de pair avec l’ingé-nieur en acoustique et docteur en traitement de signal, Alex Boudreau, afi n de comprendre les phénomènes scientifi ques qui sont reliés aux instruments de musique. «Nous avons déve-loppé ensemble une technique qui permet d’aller chercher le meilleur son pour les cordes, explique-t-il. [Cette approche] assure une constance de la signature acous-tique et maximise la performance de chaque instrument fabriqué.»

Rester en région

Avec toute la popularité que suscitent ses guitares sur le marché, pourquoi ne pas déménager dans les grands centres comme Montréal ou Québec, où la proximité avec les clients et les commerces est souvent plus facile? «Le métier de luthier, ça se pratique n’importe où. Je suis très bien dans mon atelier. À Québec et à Montréal, les locaux sont chers», affirme l’artiste.

«Je suis né ici. C’est un super beau village. J’ai eu la chance de voyager dans plusieurs pays et je trouve qu’on a une qualité de vie exceptionnelle à Petit-Saguenay», poursuit celui qui était l’invité du Musée du Fjord le 20 mars dernier afin de discuter de son parcours dans le monde de la lutherie.

«Je répare mes instru-ments depuis l’âge de 15 ans. J’ai toujours su que je voulais faire ça de ma vie. […] Ce que je trouve fascinant avec la musique, c’est que l’oreille capte le son, mais c’est le cerveau qui l’interprète», conclut le Saguenois.

À propos de François Gionet

Cadet de la cohorte 2015-2018 en journalisme, François a grandi dans la magnifique banlieue ferroviaire de Charny sur la Rive-Sud de Québec. Véritable boute-en-train dès son plus jeune âge, François s’est attiré la foudre de plusieurs enseignants par son incapacité à se taire au bon moment, au bon endroit. François semblait donc déjà destiné à une carrière en communication. C’est lors de ses études secondaires au Juvénat-Notre-Dame que François s’intéresse au milieu des arts. Musique, théâtre, cinéma et littérature : ce jeune homme expérimente tous les domaines, tout en développant un intérêt pour l’écriture, intérêt qui le mènera d’ailleurs à écrire pour le journal étudiant de l’école durant deux ans. À l’extérieur des murs scolaires, François joue à la position de défenseur pour l’équipe de hockey de son quartier, avant d’accrocher ses patins – pour de bon – en 2015. Même s’il n’est pas certain de son avenir dans le milieu journalistique, François a la profonde conviction qu’il travaillera dans un domaine où il pourra « changer les choses pour le mieux », principe qui semble plus que nécessaire, aujourd’hui, en 2017.

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