samedi , 21 juillet 2018
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Tueries aux États-Unis

Pas la faute de la violence dans les jeux vidéo

Il n’y aurait pas de lien entre la violence dans les jeux vidéo et les nombreuses tueries des dernières années aux États-Unis, selon le professeur et directeur du département d’informatique et de mathématique de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Bob-Antoine-Jerry Ménélas.

M. Ménélas persiste et signe que la violence dans les jeux vidéo ne devrait pas être associée avec le profil des tueurs aux États-Unis, tel que l’a laissé entendre le président américain, Donald Trump. «Le fait de jouer à des jeux vidéo violents n’explique pas qu’on tue des gens!», s’exclame le professeur.

Il déplore que ce soit toujours le côté négatif qui soit véhiculé dans les médias et que l’association soit souvent faite entre les jeux et les tueurs. «Les jeux vidéo ont plusieurs bienfaits dont on entend rarement parler. Par exemple, plusieurs études ont démontré qu’ils aident l’apprentissage et les réflexes», affirme-t-il.

Il ajoute que les jeux vidéo sont souvent les boucs émissaires lors de tragédies impliquant des armes. «On regarde aussi des films et on lit des livres avec de la violence! Pourquoi ce serait la faute des jeux?» soulève M. Ménélas.

Vidéo officielle

La Maison-Blanche a publié, au début du mois, une vidéo compilant une quantité importante de scènes très violentes dans des jeux vidéo très populaires tels que Call of Duty, Fallout ou Wolfenstein. Ces jeux, tous classés «mature» (17 ans et plus) selon le Entertainment Software Rating Board (ESRB), l’organisme américain qui est responsable de la classification des jeux, ont vendu des millions de copies dans les dernières décennies.

La vidéo était accompagnée du message suivant : «Ces scènes de jeux vidéo ont été trouvées sur YouTube. Elles contiennent de la violence extrême, du gore intense et des conduites criminelles. Leur contenu n’est pas adapté aux enfants.» Ce genre de publication ne surprend pas M. Ménélas qui qualifie le président Trump de «personnage» et croit que cette vidéo n’est qu’une façon de détourner le débat sur les armes à feu.

À propos de Philippe L'Heureux

Philippe L’Heureux est un jeune homme de 21 ans provenant de la magnifique Île d’Orléans, près de Québec. Il en est à sa troisième et dernière année dans le programme de journalisme en ATM du Cégep de Jonquière. Philippe est détenteur d’un DEC en publicité et relations publiques du Collège Mérici, à Québec. Plusieurs personnes croient que Philippe étudie dans le bon domaine puisqu’il pourra utiliser à bon escient sa plus grande force : parler. De nombreux professeurs rencontrés tout au long de son parcours scolaire pourront témoigner de ce fait. Il ne rate pas une occasion pour tenter de faire rire le reste de la classe. Philippe est un amateur de course automobile et saute sur chaque occasion de pratiquer ce sport à la piste de karting de Château-Richer, avec sa famille ou des pilotes du circuit du Québec. Lorsqu’il ne regarde pas les courses de NASCAR ou d’IndyCar à la télévision, il est dans les estrades pour encourager ses pilotes favoris. Côté professionnel, Philippe adore toutes les formes de journalisme. Que ce soit la radio, l’écrit ou la télé, il s’adapte au type de média pour rapporter la nouvelle de façon juste. Il ne craint pas non plus de faire des entrevues en anglais, autant au Canada qu’aux États-Unis, lorsque nécessaire, afin d’informer le reste de la population de la planète.

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