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Louise Alix après ses quatre déplacements dans les Centres d’hébergement de soins de longue durée.

Des CHSLD difficilement accessibles

Des aînés sont orientés vers des milieux loin de leurs proches ou bien dans des établissements qui ne conviennent pas à leurs besoins puisque les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) manquent de places, mais surtout de personnel compétent pour leur venir en aide.

Le vieillissement de la population au Saguenay Lac-Saint-Jean est à la hausse ces dernières années. Selon le bilan démographique de l’Institut de la statistique du Québec, il y avait un plus grand nombre de personnes âgées de 65 ans et plus que de jeunes de moins de 20 ans en 2017. Les CHSLD doivent donc s’adapter à se phénomène social afin d’offrir plus d’espace pour les personnes âgées.

La mère de Nathalie Boismenu, Louise Alix, a été déplacée à près de deux heures de sa famille parce qu’il n’y avait plus de place dans les centres d’hébergement près de chez elle. Sa fille en souffre énormément. « J’ai dû prendre congé au travail pour prendre soin de ma mère et c’est ma famille et mon copain qui en vivent les conséquences. »

Elle alterne avec ses frères et sœurs pour lui rendre visite et pour l’aider au quotidien. « Je me demande ce qui lui arriverait si on ne l’aidait pas. D’après moi, elle serait déjà partie. »

Des investissements de près de 1,5M$ du gouvernement ont été faits en mars 2017 dans les CHSLD de la région pour l’ajout d’effectifs afin d’améliorer les soins et les services offerts. Cela représentait environ 32 personnes de plus pour occuper les postes de préposés aux bénéficiaires dans les CHSLD.

Selon une employée d’un centre d’hébergement, ce n’est pas le manque de place qui occasionne le plus gros des problèmes aujourd’hui, mais plutôt le manque de personnel apte à répondre aux besoins spécifiques des aînés. « Les personnes âgées ont souvent des problèmes mentaux que je ne sais pas comment gérer. Je ne suis pas formée pour ça et on les néglige beaucoup.»

Un CHSLD assure un suivi médical sur place, la gestion des médicaments ainsi que les soins d’hygiène de la personne en perte d’autonomie sévère. Bien des gens redirigent leur proche à cet endroit lorsqu’ils ne peuvent plus assurer leur maintien à domicile, leur garantir une surveillance constante ou bien leur offrir des soins spécialisés.

Louise Alix, cette dame déplacée à des kilomètres de chez elle, est atteinte d’Alzheimer et de Parkinson et ses cinq déménagements en centre d’hébergement ne lui sont pas favorables. « On me disait que des gens avaient plus besoin de la place que moi, qu’ils étaient plus près de la fin de leur vie que moi je l’étais.  Ça ne donne pas le goût de bien aller. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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