dimanche , 22 juillet 2018
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La saison a été réduite de quelques semaines comparativement aux années antérieures. Crédit: Anthony Toupin

Mauvaise année pour les érablières du Québec

La dernière saison des sucres est la pire enregistrée au Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis plus de 30 ans, estime le propriétaire de l’érablière Le Sucre d’Or à Laterrière, Sylvain Néron.

La faible récolte de sirop d’érable pour la saison 2018 n’est liée qu’à une seule cause selon M. Néron : l’instabilité de Dame nature. « Nous n’avons pas eu de bonne température. En partant, nous avons perdu tout près de 20 jours de production puisqu’il faisait trop froid en journée. La nuit, il n’y avait aucun problème, mais malheureusement le jour nous n’avions pas de réchauffement assez important et les érables n’ont donc pas donné d’eau sucrée pendant cette période-là », souligne-t-il.

En plus d’une mauvaise récolte, la saison a été réduite de quelques semaines comparativement aux années antérieures. Selon le propriétaire de l’établissement, une bonne collecte de sirop s’échelonne sur environ sept semaines, alors que celle de cette saison n’aura duré qu’environ trois semaines. « Si la chaleur continue, nous allons nous ramasser avec de la sève qui va monter au niveau des érables et à ce moment-là, la production de sirop va tomber dans la dernière phase. C’est donc le signal que la saison sera terminée », explique M. Néron.

Au printemps 2017, la cabane à sucre située à Laterrière avait amassé pas moins de 46 tonneaux de sirop d’érable. Pour cette saison désastreuse, Sylvain Néron se considérerait chanceux si sa production dépassait les 25 tonneaux.

La maigre récolte se fait cependant sentir aux quatre coins du Québec, particulièrement dans la région des Bois-Francs, en Beauce et dans la Capitale-Nationale. Cette situation touche également l’Érablière Lac-Beauport, à Québec, qui a vu sa récolte être réduite considérablement. « Nous sommes plus au nord, donc nous avons été encore plus touchés que certaines régions. C’est décevant, mais c’est hors de notre contrôle, nous ne pouvons rien faire de plus. On doit faire avec (la situation) et profiter des quelques récoltes que nous avons amassées », souffle celui qui est à la tête de la cabane à sucre localisée au Lac-Beauport, Denis Lessard.

Baisse de clientèle

« Nous avons senti une faible baisse de la clientèle cette année. L’événement demeure très populaire, mais c’était plus tranquille que les dernières années, en raison de la mauvaise température. Ce n’était pas agréable de venir à l’érablière puisqu’il faisait extrêmement froid », raconte Sylvain Néron.

À propos de Mathieu Bédard

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