mercredi , 26 septembre 2018
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Une mode gravée dans la peau

Pratiqué depuis des millénaires par de nombreuses cultures, le tatouage fait maison (stick and poke) devient de plus en plus populaire. Cette méthode de tatouage accessible est pratiquée par plusieurs personnes soucieuses de s’exprimer autrement.

Le stick and poke est une manière de tatouer qui ne date pas d’hier. En effet, selon le site internet du Smithsonian, certaines momies datant d’aussi loin que 2000 ans avant Jésus Christ avaient la peau décorée. Le stick and poke est tout simplement un tatouage sans machine professionnelle, c’est-à-dire à l’aide d’une aiguille et d’encre et en alignant de nombreux petits points pour former une ligne.

Il a été utilisé pendant des milliers d’années par des tribus indigènes. Les Maoris en Océanie, les cultures précolombiennes au Pérou et au Chili ainsi que les Amérindiens décoraient déjà leur peau longtemps avant l’invention des outils de tatouage professionnel. Plus tard, le stick and poke était majoritairement pratiqué dans les prisons, où l’on n’avait pas accès à des outils de tatoueurs. Aujourd’hui, de nombreuses personnes ont essayé cet art ancestral et l’on peut même trouver des trousses de départ pour se faire des tatouages à la maison sur internet.

Nouvelle popularité

« Je pense que le stick and poke est devenu populaire parce que l’on est dans l’époque des DIY (Do it yourself : fais-le toi-même), tout le monde veux faire les choses par eux-mêmes. » Léonie Ambesi pratique cet art depuis un peu moins d’un an. Elle a commencé à en faire après avoir vu d’autres personnes le pratiquer et a tout de suite adoré. Léonie a débuté par en faire sur elle-même et s’est créé un compte Instagram pour montrer ses créations.

Elle a aujourd’hui presque 200 abonnés sur ce compte et, après avoir fait des tatouages à ses amis et connaissances, offre à tout le monde de décorer sa peau. Léonie ne demande rien en échange, mais ses clients lui offrent tout de même une petite contribution.

Un tatouage maison

« Je trouvais que c’était une alternative plus originale que juste aller dans un studio de tatouage. J’aime encourager les gens qui ont du talent. J’adore aussi le fait que c’est comme une aventure, car tu ne sais pas si ce sera beau. » Delphine Lebel est l’une des personnes qui s’est fait tatouer par Léonie. Elle a aujourd’hui plus d’une ornementation sur sa peau. Comme pour un tatouage professionnel, après avoir commencé, il est difficile de ne pas vouloir recommencer l’expérience.

Un stick and poke dure moins longtemps qu’un tatouage professionnel et sa popularité sera peut-être éphémère, mais cette façon de s’exprimer autrement, sans faire quelque chose de parfait, attire plus d’une personne.

À propos de Ann-Sophie Gravel

Originaire de Saint-Georges, en Beauce, Ann-Sophie Gravel rêve de radio depuis son plus jeune âge. N’ayant pas eu de télévision câblée lorsqu’elle était jeune, un détail qu’elle se plaît à rappeler souvent à ses amis, Ann-Sophie a grandi en écoutant la radio de Radio-Canada tous les soirs plutôt que la télévision. Après une visite dans les studios de la société d’État ainsi qu’une visite en ATM, la jeune fille avait maintenant un but : venir étudier à Jonquière pour un jour, elle aussi, parler à la radio. Elle s’est toutefois ravisée après quelque temps pour finalement choisir le journalisme. Depuis, elle s’est découvert une passion pour l’écriture et l’actualité. Elle a coanimé une émission d’actualités à CKAJ, a écrit un texte pour le magazine AL13 et a travaillé un été en tant qu’agente de communication pour la Fédération de la relève agricole du Québec. Pour le reste de son parcours scolaire, Ann-Sophie veut nourrir une autre passion : les relations humaines, et espère donc étudier en anthropologie à l’université.

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