dimanche , 21 octobre 2018
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Atteinte de dystrophie neuromusculaire

Edith Savard utilise la peinture comme thérapie

Même si elle est atteinte de dystrophie neuromusculaire, Édith Savard ne s’empêche pas de vivre. Elle utilise l’art pictural comme une thérapie qui lui permet de se sentir libre.

Edith Savard lors de la Dystromarche 2018

Touchée par l’Ataxie Charlevoix-Saguenay, maladie qui endommage la coordination et le système nerveux central, la Métabetchouanaise se considère comme «chanceuse», car sa motricité n’est pas autant touchée que chez d’autres patients. «La peinture et la pratique assidue du dessin me permettent de travailler et de garder mes muscles, donc de garder cette mobilité si précieuse qui se perd si les membres ne sont pas ou peu utilisés. Si je n’avais plus la peinture dans ma vie, je sentirais un immense vide», confie Mme Savard.

Cette dernière a aussi trouvé réconfort dans la peinture. «Adolescente j’ai pris des cours, car j’étais plutôt bonne. Ça fait 11 ans que je peins, mais je me considère comme professionnelle  depuis six ans», raconte l’artiste. Depuis qu’elle peint, Mme Savard ne s’est jamais sentie aussi heureuse. «Cet art a joué le rôle de thérapie, car avant je n’étais pas aussi joyeuse et positive qu’aujourd’hui.»

Malgré la maladie, l’emploi du temps de l’artiste est tout de même bien surchargé. Elle prépare deux expositions d’une dizaine de toiles et elle exposera en novembre à la bibliothèque de Saint-Félicien. Parallèlement, la peintre réserve ses matins pour ses exercices d’éducation afin de ralentir les symptômes de sa maladie. Si l’artiste est occupée par ses expositions et ses contrats, elle reçoit tout de même des demandes de particuliers. «Lors de la Dystromarche, je faisais gagner une de mes œuvres, une dame a aimé ma toile et m’a demandé de la refaire», souligne Mme Savard. En plus de son emploi du temps d’artiste, elle a été choisie pour être la prochaine porte-parole de la Dystromarche.

Malgré sa maladie, Edith Savard s’épanouit dans sa passion et conseille aux personnes atteintes de ne jamais se décourager.
Photo: Kate Boucher

Des tableaux en bas-reliefs remplis de couleurs vives, l’émancipation représentée par des femmes libres à l’aise dans leur sexualité, la force et la fragilité illustrées à travers des animaux, voilà ce qu’elle propose. « Je crée des œuvres mélangeant l’abstrait et le figuratif, mais parfois complètement abstraites. Je me laisse porter par mon instinct et l’inspiration du moment. J’ai opté pour la liberté et la beauté, deux préceptes qui me font rêver et qui sont dans mon objectif de vie: voir la vie positivement!», s’enthousiasme l’artiste-peintre. Elle utilise une pâte à texture et de l’acrylique, car l‘une des caractéristiques de cette dernière est la rapidité de séchage qui lui évite de se tacher.

Être atteinte de dystrophie neuromusculaire ne semble pas déranger Édith Savard qui vit sa vie d’artiste pleinement avec le sourire. Selon la peintre, il faut pousser les enfants ou les adultes atteints à faire des activités afin de les aider à s’accomplir et à s’épanouir, leur faire essayer une activité physique, continuellement les aimer malgré leur différence, et trouver une passion. «Il faut encourager les enfants dans leur développement personnel afin de leur permettre de s’épanouir. Ne pas les couver et ne pas tout faire à sa place même si vous croyez lui rendre service, car c’est exactement le contraire qui se produit ! Il faut lui laisser son autonomie!», conclut-elle.

À propos de Fanny Mattias

« Photographier c’est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu’elle tombe dedans à coup sûr, et on parle d’art ». Cette citation du chercheur, médecin et photographe, Pierre Movila décrit bien la passion de Fanny pour la photographie Curieuse et voyageuse accompagnée de son fidèle appareil photo, cette fille est originaire d’une petite île située dans le Pacifique Sud, la Nouvelle Calédonie. Elle a été photographe du Championnat du monde junior d’escalade (WYCH) en 2014, des Océanias d’escalade du Pacifique en 2012. Dernièrement, elle a travaillé pendant trois semaines dans le quotidien écrit de son île. Fanny s’intéresse à l’histoire, à l’art et aux potins. Mais elle a également des tendances sportives comme la natation, la plongée, l’escalade, les activités plein air et le gym. Ouverte d’esprit, elle est toujours à l’écoute des gens et aime parler de nombreux sujets pour continuellement apprendre. Elle souhaite étudier à l’université soit en kinésiologie, en développement durable ou psychologie. Par la suite, elle aimerait obtenir sa résidence permanente du Canada.

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