dimanche , 21 octobre 2018
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Exposition Papy

L'héritage d'un père à sa fille

L’artiste-peintre Clément Gravel, connu sous le nom de Papy, expose pour la première fois ses œuvres dans sa ville natale. C’est à l’Hôtel Chicoutimi que les tableaux tantôt colorés, tantôt sombres, de l’homme âgé de 94 ans, sont présentés.

Même s’il s’agit de sa première exposition à Saguenay, Papy compte déjà 18 expositions derrière la cravate en l’espace de trois ans. C’est sa fille, Nicole Gravel, qui est en quelque sorte la «metteure en scène» de toutes ses expositions. Elle agissait également comme sa représentante lors du vernissage le 26 septembre puisque l’artiste était absent.

«Nicole, je veux que tu organises une exposition à ton père», avait lancé l’épouse de l’artiste à leur fille avant de s’éteindre. C’est donc à la mémoire de sa mère que Nicole le fait, elle qui considère l’art de son père comme un héritage. «Dans sa façon de réinventer sa vie et d’être fidèle à celle qu’il aime, c’est le plus grand héritage qu’il ait pu me donner.»

Fougue et passion remplissent Mme Gravel devant le travail de son père qui continue aujourd’hui de peindre, toujours inspiré de sa défunte épouse. Après 300 tableaux à son actif, la façon dont l’artiste se réinvente à chaque tableau est un mystère pour sa fille.

Clément Gravel a fait son deuil grâce à ses peintures. Nicole Gravel, elle, c’est chaque exposition, chaque discussion concernant la relation de ses parents qui l’aident à faire le sien. «C’est dans la transcendance» qu’elle réussit à le faire.

Humanité

Pour sa part, c’est devant le tableau Étais sera que le directeur artistique et designer à l’Hôtel Chicoutimi, Pierre Routhier, perçoit toute l’humanité et la sincérité de Clément Gravel.

Selon lui, cette exposition se différencie de toutes les autres qui ont pu être présentées à la Galerie de l’Hôtel, étant donné le vécu de l’artiste. «C’est aussi un peintre qui a commencé à 91 ans», a-t-il fait remarquer.

L’exposition est ouverte à tous, il n’y a pas de public cible. Les opinions restent, toutefois, partagées. «Certains n’aiment pas alors que d’autres trouvent l’exposition intéressante», a fait valoir le directeur artistique.

Une centaine d’architectes ont pu admirer les différentes toiles de M. Gravel durant le congrès des architectes à Saguenay. Lors du vernissage, une quarantaine de personnes étaient présentes.

L’exposition, qui doit se terminer à la mi-octobre, se verra peut-être prolongée jusqu’en décembre afin de permettre à plus de personnes de voir les toiles de Papy.

À propos de Maïka Lammequin

Une peau légèrement foncée, des cheveux frisés noirs et un accent québécois; s'agirait-il de la nouvelle Québécoise typique? Maïka Lammequin pourrait bien l'être. Née à Montréal, cette jeune métisse a grandi auprès de son père québécois et de sa mère haïtienne. Il faut bien noter que Céline Dion se retrouve sur sa playlist de musique depuis qu'elle a 10 ans et que I Love You Anne est, pour elle, un incontournable du cinéma haïtien. C'est le théâtre qui brise la coquille timide dans laquelle Maïka se trouvait depuis le primaire. Au secondaire, elle a enchainé, année après année, les pièces de théâtre. Entre les répliques, Maïka s'ancrait sur terre grâce à la photographie. Un portrait par-ci, un portrait par-là auquel se mariait de la poésie de son cru. C'est l'amour de l'écriture et sa curiosité qui la mène au journalisme. La Montréalaise qui rêve d'avoir sa propre série télé, mijote un projet d'écriture qui, selon elle, mettra en lumière la diversité ethnique présente au Québec. Elle couvre régulièrement des sujets qui concernent les femmes et leur sexualité. Maïka envisage d'ailleurs de poursuivre des études universitaires en sexologie.

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